Définir des priorités dans la gestion des bassins transfrontaliers avec les communautés riveraines

Définir des priorités dans la gestion des bassins transfrontaliers avec les communautés riveraines: Clef d’une gestion durable des eaux partagées

Définir des priorités dans la gestion des bassins transfrontaliers avec les communautés riveraines: Clef d’une gestion durable des eaux partagées

Great Scarcies Sierra River, Sierra Leone                                           Photo RABE G. Florent

                                                    

La  Sous-région de l’Union du Fleuve Mano  constitue la troisième réserve de biodiversité au monde, après les bassins de l’Amazonie en Amérique du sud et du Congo en Afrique Centrale. Elle dispose d’une importante réserve d’eau douce souterraine et de surface, et 80% des ressources en eau, qui alimentent l’Afrique de l’Ouest dérivent de cet Espace, à travers de grands fleuves et autres rivières transfrontalières. Cependant, les  populations de cette région ont des compréhensions divergentes ou des vues opposées sur le rôle de ces ressources en eaux et certains adoptent  même une attitude agressive  loin de préserver l’équilibre environnemental sous régional. Au nombre de ces menaces qui pèsent sur l’environnement des bassins fluviaux de la source jusqu’à la mer, la dégradation de la qualité de l’eau, la déforestation, la diminution des ressources pélagiques, etc. due aux mauvaises pratiques liées à l’activité de l’homme. L’une des raisons à ces problèmes est pour la plupart liée à une question de survie, si on peut le dire ainsi.

Bassin de Great Scarcies Sierra Leone                                                                Photo RABE G. Florent

La définition de priorités communes avec les communautés vivant dans les  bassins en vue d’une gestion durable parait être la voie louable pour faire face à ces problèmes. A cet effet, les Agences Nationales d’Exécution (Guinée, Liberia, Sierra Leone)  et l’Agence Régionale du projet FEM  ont organisé des réunions en invitant les représentants des structures techniques nationales et locales, les ONG impliquées dans la gestion de l’eau, les représentants des communautés locales vivant dans les bassins fluviaux transfrontaliers, les membres du parlement et les chefferies traditionnelles. Ces personnes ont été sensibilisées sur les menaces qui pèsent sur l’environnement des bassins fluviaux et leur engagement à s’inscrire dans la dynamique de création d’un cadre consensuel pour une gestion durable des bassins fluviaux a été sollicité.

Car les ressources en eau sont indispensables à la vie de tous les êtres vivants et sont utilisées dans les divers secteurs d’activité et par conséquent leur gestion interpelle tous ; l’augmentation de la démographie entraine un besoin croissant des ressources en eau et interpelle une bonne gestion de ces ressources. 

Parties prenantes aux travaux de mise en place de la plateforme nationale des bassins de Great and Little Scarcies, Sierra Leone

 

L’engagement de ces parties prenantes et le démarrage imminent (le recrutement des experts internationaux est effectif) de l’Analyse Diagnostique Transfrontalier (ADT) qui peut aider à susciter la confiance entre les partenaires impliqués, constituent un point important de ce projet mis en œuvre par l’UICN et le Fonds Mondial pour l’Environnement.

Chef communautaire prenant la parole

Cela permettra de garantir que toutes les parties prenantes sont impliquées dans les décisions liées à la gestion des ressources en eau et à leur utilisation, en mettant un accent particulier sur les femmes et les pauvres qui dépendent des ressources naturelles pour leur subsistance. Mais avant, un processus de formation au processus de l’ADT/PAS des parties prenantes est envisagée de sorte à donner à celles-ci les rudiments pour contribuer à l’Identification et la hiérarchisation des problèmes transfrontaliers ;  à recueillir et interpréter les informations sur l’impact environnemental et les répercussions socio-économiques de chaque problème; et  analyser les causes immédiates, sous-jacentes, et profondes de chaque problème, et en particulier identifier les pratiques, les sources et les lieux spécifiques, et les secteurs d’activités humaines d’où naît la dégradation de l’environnement ou menace de naître.

 

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